mardi 4 mai 2010

"Peuples d'Europe, soulevez-vous !"

Saine lecture pour le prix Nobel de la gu... paix. Et merci Guillaume.

"Intellectuels juifs européens".


http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=136039&language=fr
03/05/2010   L’ « Appel à la Raison » : tel est le nom que les initiateurs, le Jcall (« European Jewish Call for Reason »), pour la paix au Proche-Orient ont donné, au grand dam notamment du Crif (« Conseil représentatif des institutions juives de France »), à une pétition osant critiquer publiquement la politique étrangère actuellement menée, au vu de ses colonisations en Cisjordanie et à Jérusalem Est, par « Israël ».
 Trois mille Juifs d'Europe, y compris des intellectuels de premier plan ont signé cette pétition !

Parmi les signataires de la pétition, le philosophe français Bernard Henri-Levy, et Daniel Cohn-Bendit, chef de file des Verts au Parlement européen.

Les signataires ont  l'intention d'expliquer leur position dans une conférence de presse qui se tiendra au Parlement européen à Bruxelles, plus tard ce Lundi.

Ils espèrent  former un mouvement européen «traduisant à la fois leur engagement à l'Etat d'Israël tout en  critiquant le choix de son gouvernement actuel."


Or, des institutions et organisations juives de France se sont vivement élevées contre l'appel lancé par le JCall. Le texte provoque en effet des remous importants dans la communauté juive française, la plus importante d'Europe.

Parmi les points sensibles, "l'occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est", qualifiée de "faute morale" par le texte, qui demande aux Etats-Unis et à l'Union européenne de faire pression sur Israël et sur les Palestiniens.

S'exprimant sur Radio J, Richard Prasquier, le Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a jugé la pétition "dangereuse". "Elle sera largement utilisée par ceux qui sont les véritables ennemis d'Israël", a-t-il prédit, estimant que les auteurs avaient commis "une grave erreur en faisant valoir cet appel".

"C'est extrêmement grave car ce sont des personnalités prestigieuses", a déclaré Richard Prasquier, faisant référence à Bernard Henry-Lévy ou au philosophe Alain Finkielkraut, qui a également apposé sa signature à la pétition. Bien que la présidence de la Crif soit unanimement opposée au texte, Richard Prasquier a reconnu que certains membres du Conseil représentatif l'avaient signée.

De son côté, Joël Mergui, président du Consistoire central, parle d'un texte "démesuré" et s'est dit "choqué par le terme d'appel à la raison alors qu'Israël est un état démocratique".


Le président du Fonds social juif unifié, Pierre Besnainou, a, lui, fait part de son inquiétude de "la division entre les Juifs" exposée "sur la place publique".

Quant au vice-président de l'Union des patrons juifs de France (UPJF), Claude Barouch, il estime que l'appel "affaiblit Israël" et s'étonne qu'"aucune demande ne soit faite aux Palestiniens". "Si les auteurs n'étaient pas de doux rêveurs, ils demanderaient aux deux parties de se reconnaître dans leur identité", a-t-il dit, rappelant que le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, prône la destruction de l'Etat juif.

Les opposants au texte du JCall appellent à signer une contre-pétition intitulée "Raison garder".
Lundi, alors que la pétition de JCall comptait près de 3.600 signatures, celle de "Raison Garder" en comptabilisait plus de 4.500.

Le ministère des Affaires étrangères israélien s’est abstenu de tout commentaire au motif que la pétition n'est