vendredi 26 mars 2010

Zemmour est sauvé. Et si on parlait maintenant de l'emprise des réseaux pro-israéliens sur la politique française ? On attend l'analyse de M. Zemmour sur ce sujet.

Dans mon article du 23 mars consacré à l'affaire Zemmour (voir ci-dessous), j'écrivais :


"Est-ce le début de la déchéance pour ce polémiste qui massacrait allègrement ses contradicteurs en leur opposant systématiquement les personnages de l’histoire de France qu’il admire tant ? Pas sûr, vu la qualité de ses réseaux et la quantité de ses soutiens…"


La suite de l'histoire n'a pas tardé à me donner raison. Voyez : 

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Zemmour passe à travers les gouttes du licenciement

jeudi 25 mars 2010

C’était trop beau pour être vrai ! Zemmour convoqué devant ses pairs du Figaro pour répondre de sa rhétorique indigeste ?

Un rebondissement scénaristique, miroir aux alouettes, qui a fait illusion 24h, le laps de temps nécessaire au polémiste de l’extrême pour se fendre d’une lettre, où les quelques regrets égrenés ont la couleur criante de la légitimation de sa posture. Des vrais faux remords qui ne sont pas sans rappeler ceux d’Hortefeux , dont l’artifice dialectique ne leurre plus personne.

Fort du soutien de RTL, où il a carte blanche pour donner quotidiennement libre cours à ses envolées réactionnaires, Zemmour qui s’idéalise en Zorro ultra conservateur cherchant à revivifier, à la lumière de l’histoire, une France du passé en stigmatisant les composantes de la France du présent, ne sera donc pas sanctionné par le Figaro, à peine aura-t-il reçu une petite tape sur les doigts pour la forme…

"Nous prenons acte que vous n’avez jamais eu l’intention de stigmatiser certains de nos compatriotes (...) Du fait de ces mises au point, nous n’avons donc plus de raison de vous convoquer pour un entretien. Notre réunion du lundi 29 mars est donc annulée", telle est en substance la réponse, ô combien éclairante, d’Etienne Mougeotte, le directeur du Figaro.

Dans sa subtile stratégie de la repentance, Eric Zemmour a également exprimé ses regrets par courrier au président de la LICRA, Alain Jakubowicz, alors que la judiciarisation annoncée de l’affaire, notamment par la LICRA et SOS racisme, tarde à être suivie des faits.

Une certaine confrérie intellectuelle et journalistique se serre les coudes sans surprise, volant à la rescousse d’un des leurs, parmi les plus acrimonieux et incisifs, dont on sait pertinemment avec quel art de l’emphase et des références historiques il aurait instrumentalisé sa comparution devant un tribunal en un procès en sorcellerie.

L’essentiel, à ce stade, ne serait-il pas de percer à jour l’ambition secrète de cet ambassadeur d’une élite médiatico-politique française, dont les partisans louent la finesse du discours : il dit tout haut en termes châtiés ce que le français moyen pense tout bas. Après avoir évité le procès, peut-être finira-t-il décoré pour sa contribution linguistique au débat public...

Mais la parole enfouie des vrais gens est-elle à ce point naturellement vindicative, excessive, unilatérale et empreinte de racisme, à moins qu’on ne l’attise constamment, à la faveur d’une crise économique endémique, sous l’apparence sournoise d’un journaliste/essayiste bon teint et de bon aloi, dans des décors en trompe-l’oeil d’émissions de divertissement ?


Zemouri vs. Zemmour.

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