vendredi 23 octobre 2009
Israël met en garde contre l'examen du rapport Goldstone à l'Onu. Soutien des États-Unis, de la Chine et de la Russie...
24 octobre - Reuters
Israël a mis en garde vendredi contre l'examen par le Conseil de sécurité des Nations unies du rapport de l'Onu l'accusant de crimes de guerre dans la bande de Gaza - et l'Etat juif a, une fois n'est pas coutume, reçu le soutien de la Russie et de la Chine.
Moscou et Pékin ont laissé entendre qu'ils ne souhaitaient pas que le Conseil de sécurité examine le rapport Goldstone, du nom du juriste sud-africain qui a été chargé de le rédiger, car, selon eux, ce serait s'immiscer dans la souveraineté nationale de l'Etat juif, ont déclaré des diplomates occidentaux, sous le couvert de l'anonymat.
Le rapport Goldstone accuse à la fois Israël et l'organisation intégriste palestinienne du Hamas de crimes de guerre durant les combats dans la bande de Gaza, mais c'est l'Etat juif qui est le plus durement critiqué. Pendant cette guerre, qui a commencé fin décembre dernier et a duré trois semaines, 1.387 Palestiniens et 13 Israéliens ont été tués."Si le rapport Goldstone aboutit devant le Conseil de sécurité, cela nuira à la possibilité d'avancer dans le processus politique (de paix) avec les Palestiniens", a déclaré à la presse le vice-Premier ministre israélien Silvan Shalom, après avoir rencontré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, à New York.
Silvan Shalom a jugé le rapport Goldstone "inacceptable, partial".
Dans son rapport, Goldstone recommande au Conseil de sécurité des Nations unies de saisir la Cour pénale internationale de La Haye (CPI), pour les questions de crimes de guerre, au cas où les deux parties, Israël et Hamas, ne mèneraient pas elles-mêmes, dans un délai de six mois, des enquêtes jugées crédibles.
Silvan Shalom a fait valoir qu'Israël avait déjà enquêté sur les accusations visant son offensive et n'avait pas de conseils à recevoir pour ce qui est la manière de conduire ses affaires intérieures.
Selon certains diplomates occidentaux, la Russie et la Chine, critiquées par le passé pour la situation des droits de l'homme chez elles, souhaitent éviter qu'en examinant un tel rapport, le Conseil de sécurité ne crée un précédent.
Quant aux Américains, selon ces mêmes diplomates, ils s'opposent à ce que l'on donne aux détracteurs d'Israël une nouvelle occasion de critiquer l'Etat juif à la tribune des Nations unies.
Ban Ki-moon, qui s'est rendu dans la bande de Gaza en janvier, s'est également entretenu ces dernières heures avec le chef de la diplomatie israélienne, l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, et a souligné le besoin de justice et de rendre des comptes.Ibrahim Dabbachi, numéro deux de la représentation libyenne à l'Onu, a déclaré à Reuters que le rapport Goldstone serait vraisemblablement examiné par l'assemblée générale des Nations unies, qui rassemble 192 pays, et au sein de laquelle Américains, Russes et Chinois n'ont pas le droit de veto dont ils disposent au Conseil de sécurité.
Michelle Nichols, version française Eric Faye
Barak épinglé pour son train de vie à Paris.
Par DELPHINE MATTHIEUSSENT Jérusalem, de notre correspondante
http://www.liberation.fr/monde/0101597373-barak-epingle-pour-son-train-de-vie-a-paris
http://www.liberation.fr/monde/0101597373-barak-epingle-pour-son-train-de-vie-a-paris
Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a été épinglé pour ses dépenses somptuaires lors de son dernier séjour de quatre jours à Paris, à l’occasion du salon aéronautique du Bourget. Suite au Grand Hôtel place de l’Opéra à 2 500 euros la nuit, entourage pléthorique logé à l’hôtel Intercontinental, chambres réservées et non occupées, carte blanche sur les dépenses : dans un rapport très sévère, qui a fait hier la une de la presse israélienne, le contrôleur de l’Etat a évalué à près d’un million de shekels (environ 180 000 euros) la facture pour le contribuable. L’addition est d’autant plus difficile à avaler pour les Israéliens que le ministère de la Défense a récemment obtenu une hausse de son budget, au détriment de l’Education et des affaires sociales, et que la crise mondiale fait durement sentir ses effets en Israël. Barak s’est justifié en indiquant qu’il n’était pas responsable «personnellement» de l’organisation du voyage. Il ne devrait d’ailleurs pas être inquiété, puisque le contrôleur de l’Etat n’a aucun pouvoir de sanction. Mais le chef du parti travailliste, qui a passé de nombreuses années dans un kibboutz, contribue ainsi au discrédit qui touche l’ensemble de la classe politique israélienne, après notamment l’inculpation de l’ancien Premier ministre Ehud Olmert pour corruption.
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