mardi 6 octobre 2009

Guéant précise la position de Sarkozy sur des sanctions en Iran

Nicolas Sarkozy estime qu'il existe encore un "palier" de sanctions économiques envisageable contre l'Iran, que les pays occidentaux accusent de développer un programme nucléaire militaire, selon le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. 

Dans un entretien à paraître mercredi dans Le Figaro, il évoque notamment une "restriction des flux financiers ou l'interdiction des exportations de produits sensibles", sans plus de précision.
"Il y a des négociations en cours à Genève. Nous espérons tous qu'elles pourront se conclure positivement. Il faut que l'on puisse avoir la garantie que l'Iran ne développe pas sa capacité nucléaire militaire", explique Claude Guéant.
"Si les négociations n'aboutissent pas, il faut tout faire pour éviter la guerre, et notamment une initiative de bombardements décidée par Israël. Pour éviter une escalade dangereuse, le président pense qu'il y a encore un palier à franchir dans le degré des sanctions économiques contre l'Iran", ajoute-t-il.
"Il n'est pas question de sanctions militaires. Il est possible d'aller plus loin dans la restriction des flux financiers, ou l'interdiction des exportations de produits sensibles", dit le secrétaire général de l'Elysée.
La question des sanctions éventuelles contre l'Iran divise les membres du gouvernement français.
Dans le droit fil des déclarations de Nicolas Sarkozy lors du G20 de Pittsburgh, le ministre de la Défense Hervé Morin estime qu'il faudra prononcer des sanctions contre l'Iran si ce pays refuse d'ici décembre de coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
De son côté, le ministre des Affaires étrangères a dit ne pas être "un fanatique des sanctions qui frappent le peuple".
Bernard Kouchner faisait notamment allusion à un éventuel embargo sur les produits pétroliers raffinés.
Laure Bretton, édité par Eric Faye

"La Guerre civile en France" (Karl Marx, 1871)

"Cette fraction de la classe moyenne sentait qu'il n'y avait plus qu'une alternative, la Commune ou l'Empire, sous quelque nom qu'il pût reparaître. L'Empire l'avait ruinée économiquement par son gaspillage de la richesse publique, par l'escroquerie financière en grand, qu'il avait encouragée, par l'appui qu'il avait donné à la centralisation artificiellement accélérée du capital, et à l'expropriation corrélative d'une grande partie de cette classe. Il l'avait supprimée politiquement, il l'avait scandalisée moralement par ses orgies, il avait insulté à son voltairianisme en remettant l'éducation de ses enfants aux frères ignorantins, il avait révolté son sentiment national de Français en la précipitant tête baissée dans une guerre qui ne laissait qu'une seule compensation pour les ruines qu'elle avait faites : la disparition de l’Empire."

On remplace Empire par Sarkozy?

Israël: un ministre renonce à se rendre à Londres de crainte de poursuites


JERUSALEM — Le vice-Premier ministre israélien Moshe Yaalon a dû renoncer à se rendre à Londres de crainte de poursuites pour "crime de guerre" lorsqu'il était chef-d'état major entre 2002 et 2005, a-t-on appris lundi auprès de son porte-parole.
M. Yaalon, chargé des Affaires stratégiques, devait participer à un dîner de collecte de fonds en faveur des soldats israéliens.
Le département juridique du ministère israélien des Affaires étrangères a déconseillé ce voyage à l'ex chef d'état-major étant donné le risque qu'un tribunal britannique ordonne son arrestation, selon cette source.
M. Yaalon était chef d'état-major lorsqu'un appareil F16 de l'armée de l'air a largué une bombe d'un tonne à Gaza, tuant outre Salah Chehadeh, chef de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, quatorze civils dont sa femme et huit enfants, le 22 juillet 2002.
M. Yaalon avait déjà été contraint de renoncer à un voyage en Grande-Bretagne en 2005 après qu'un mandat avait été délivré par un juge britannique à la demande d'un cabinet juridique de Londres, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme, contre un autre haut gradé en poste à l'époque, le général de réserve israélien Doron Almog.
M. Yaalon, cité par son porte-parole, a expliqué qu'il s'abstenait depuis plusieurs années de se rendre en Grande-Bretagne pour ne pas "faire le jeu de la propagande anti-israélienne".
"Il s'agit d'une campagne de délégitimation qui a commencé avec l'affaire Chehadeh et se poursuit avec le rapport Goldstone", a poursuivi le ministre, en référence au rapport de l'ONU accusant Israël de "crimes de guerre" lors de son offensive à Gaza en décembre-janvier dernier.
La justice israélienne s'était refusée dans un premier temps à engager des poursuites contre les officiers impliqués dans l'élimination de Salah Chehadeh.
En fin de compte, une procédure judiciaire avait été enclenchée, sans déboucher jusqu'à ce jour sur une inculpation. Une telle procédure met à l'abri des suspects de poursuites internationales, Israël pouvant arguer que sa propre justice a été saisie.
Des militants pro-palestiniens ont pour leur part déposé la semaine dernière une requête devant un tribunal britannique pour l'arrestation du ministre israélien de la Défense Ehud Barak, protestant contre sa visite en Grande-Bretagne.
Un groupe d'avocats a saisi le tribunal de Westminster à Londres pour qu'un mandat d'arrêt soit émis, arguant que M. Barak était ministre de la Défense pendant l'offensive israélienne de Gaza l'hiver dernier.

Ashkenazi s'envole secrètement pour la France

 Par YAAKOV KATZ

05.10.09


Le chef d'état-major Gabi Ashkenazi s'est envolé pour la France dimanche afin de rencontrer ses homologues américain, Michael Mullen, et français, Jean-Louis Georgelin.

Le chef d'état-major Gabi Ashkénazi.
Photo: AP , JPost
Ashkenazi a rencontré Mullen, dimanche matin, en Normandie. Les deux hommes entretiennent d'étroites relations depuis la nomination d'Ashkenazi en 2007 et se téléphonent une fois par semaine.
Ce voyage en France intervient alors que plusieurs officiers israéliens courent le risque d'être arrêtés en Europe pour leur participation à des opérations militaires dans la bande de Gaza.
La semaine dernière, un groupe palestinien a déposé une requête devant un tribunal londonien visant à émettre un mandat d'arrêt contre le ministre de la défense Ehoud Barak, alors en visite dans la capitale anglaise.
A l'ordre du jour dimanche : l'Iran, la Syrie, le Hezbollah, l'exercice de défense américano-israélien "Juniper Cobra" prévu le mois prochain. Cet exercice comprendra le système anti-missile israélien "Arrow" ainsi que trois systèmes américains -THAAD, Aegis et PAC3. Tous se déploieront en Israël pendant toute la durée de l'exercice.
Le chef d'état-major israélien s'est ensuite rendu à Paris où il a rencontré Georgelin. Les deux généraux se sont entretenus à propos de la coopération militaire franco-israélienne, et de la situation libanaise. Notons que la France est une grande contributrice de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Ils ont également évoqué les événements iraniens. Le mois dernier, le général français a affirmé que l'option militaire n'était pas une option viable pour empêcher l'Iran d'obtenir la force nucléaire. Il estime qu'une opération militaire est trop risquée : "C'est très difficile de planifier une opération militaire en Iran car nous ne sommes pas certains de pouvoir résoudre un problème en une seule fois, et si on échoue ce sera une catastrophe."
Ashkenazi a récemment dit à la radio que "la meilleure façon de lutter contre le nucléaire iranien consiste à imposer des sanctions". Mais, si elles échouent, Israël aura parfaitement le droit de se défendre avec tous les moyens nécessaires", a-t-il ajouté. "Le nucléaire iranien est une menace pour le monde entier."

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