mercredi 16 septembre 2009

On avait compris.

PARIS, 15 sept 2009 (AFP) - Hortefeux assure la communauté juive de "l'engagement de l'Etat" contre l'antisémitisme
Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur en charge des cultes, est venu mardi soir à la synagogue de la Victoire à Paris assurer la communauté juive de "l'engagement de l'Etat", comme de son "engagement personnel", pour lutter contre l'antisémitisme.
Invité par le Consistoire central à l'occasion de la traditionnelle cérémonie de voeux organisée à quelques jours du nouvel an juif, Brice Hortefeux a voulu rassurer la communauté juive en soulignant que "les pouvoirs publics seront toujours à (ses) côtés pour combattre les délits et les crimes" commis par l'antisémitisme.
Il a indiqué avoir appelé à "une mobilisation totale des services de police et de gendarmerie pendant la période des fêtes" et rappelé que depuis quatre ans, l'Etat avait investi "près de 7 millions d'euros" dans le cadre du programme de sécurisation des bâtiments communautaires. C'est ainsi, a-t-il précisé, que 349 bâtiments communautaires ont été sécurisés.
M. Hortefeux a aussi évoqué "la forte montée des actes antisémites pendant les événements de Gaza", en début d'année, déplorant ainsi "352 actes antisémites de toutes sortes", en janvier 2009, dont "50 actions violentes contre une dizaine en moyenne mensuelle les années précédentes".
"Je ne me lasserai jamais de le répéter, a-t-il dit, l'antisémitisme est la négation même des valeurs de notre République".
Evoquant par ailleurs les dossiers concernant la communauté juive dont son ministère a la charge, Brice Hortefeux a promis qu'il ferait inscrire à l'ordre du jour d'une réunion interministérielle le projet de construire à Paris un centre européen du judaïsme.
Assistaient notamment à cette cérémonie de voeux, Joël Mergui, président du Consistoire central, le grand Rabbin de France Gilles Bernheim ainsi que le Grand Rabbin de Paris David Messas.

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090915191153.aut9czzu.htm

Crimes de guerre à Gaza.

Publié le 15/09/2009 à 18:47 - Modifié le 16/09/2009 à 00:39 AFP

Israël et les Palestiniens se sont rendus coupables l'hiver dernier à Gaza de crimes de guerre et peut-être de crimes contre l'humanité, a affirmé mardi une mission d'enquête de l'ONU dans un rapport accablant pour l'Etat hébreu que celui-ci a aussitôt rejeté.
Cette mission, chargée d'enquêter sur les possibles violations commises lors de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, souligne notamment qu'aucune preuve ne permet de confirmer les accusations d'Israël selon lesquelles les combattants palestiniens avaient utilisé les civils comme boucliers humains.
"Des actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité ont été commis par les forces armées israéliennes", a déclaré le président de la mission, le juge sud-africain Richard Goldstone, lors d'une conférence de presse à New York où il a présenté le rapport.
Israël a "fait un usage disproportionné de la force" et "violé le droit humanitaire international", dit un résumé du rapport.
L'offensive d'Israël répondait aux tirs de roquettes palestiniens contre son territoire, également assimilés par le rapport à des "crimes de guerre" et "peut-être contre l'humanité", car dirigés sur des zones dépourvues d'objectif militaire.
"Quand il n'y a pas de cible militaire claire et que des roquettes et obus de mortier sont lancés sur des zones civiles, cela revient à une attaque délibérée contre la population et constitue des crimes de guerre et peut-être contre l'humanité", affirme le document qui ne cite pas nommément le Hamas et dont seuls quatre paragraphes sont consacrés aux agissements des combattants palestiniens.
Principale cible des critiques, Israël a immédiatement rejeté le rapport comme "partial", soulignant avoir refusé de coopérer avec une mission dont le mandat même a, selon le ministère israélien des Affaires étrangères, "préjugé du résultat de l'enquête et donné une légitimité à l'organisation terroriste Hamas".
Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a lui aussi dénoncé le rapport. "C'est un rapport politique, déséquilibré et malhonnête, dans la mesure où il met sur le même plan ceux qui commettent des crimes et ceux qui résistent", a déclaré mardi à l'AFP un dirigeant du Hamas à Gaza, Ismaël Radwan.
Selon le rapport, l'Etat hébreu "ne s'est pas entouré des précautions nécessaires requises par le droit international pour limiter les pertes en vies humaines, les blessures occasionnées aux civils et les dommages matériels".
Le rapport accuse aussi Israël d'avoir "ignoré l'inviolabilité des locaux des Nations unies", ce qui est "inacceptable".
Il ajoute que "la mission n'a trouvé aucune preuve que des groupes palestiniens aient dirigé des civils vers les zones attaquées", ni qu'ils aient "participé aux combats habillés en civil".
Israël avait accusé les combattants palestiniens d'utiliser les civils comme boucliers humains lors de son offensive, qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens, selon les services d'urgence locaux, et provoqué d'énormes dégâts.
La mission recommande au Conseil des droits de l'homme de demander au chef de l'ONU, Ban Ki-moon, de transmettre le rapport au Conseil de sécurité. M. Goldstone a suggéré que les accusations contenues dans le rapport soient communiquées à la Cour pénale internationale (CPI).
Le rapport suggère également au Conseil de sécurité d'exiger qu'Israël lance dans les trois mois "des enquêtes appropriées (sur les événements de Gaza) qui soient indépendantes et conformes aux critères internationaux."

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-09-15/israeliens-et-palestiniens-ont-commis-des-crimes-de-guerre-a-gaza/924/0/377410

Un ministre se fait prendre. Résultat : l'État veut limiter les libertés internet.